La ville s’est vidée

La ville s’est vidée Pfuitt ! Plus personne ! Les cahots monotones t’enlèvent à notre ambiance A quoi penses-tu ? C’est doux d’avoir crée un îlot, Un domaine sans clôture et sans propriétaire Où je te retrouve à chaque coin d’allée Nous y sommes si bien… C’est le seul endroit Lire la suite…

Par Yaël, il y a

La mort est une copine

La mort est une copine qui aide à l’occasion, Quand à coups de machette on termine un enfant Quand le sang éclabousse Dans de folles visions De tueries sauvages pour d’horribles raisons Haine, jalousie, lucre, plaisir du sang Qui jaillit, qui étouffe, qui recule d’autant La fierté de ce monde, Lire la suite…

Par Yaël, il y a

Lettre à mon rêve

Sur un glacier splendide Deux bonheurs irisés Se rencontrent parfois Complice malicieux Le temps se répercute puis s’étiole et finit Pour renaître un moment plus tard Plus loin dans la compréhension Du trajet mystérieux De ton corps à ton corps De ta vie à la mienne Au cristal de l’espérance Lire la suite…

Par Yaël, il y a

Voyage

Tu dors et je m’en vais, Je te confie nos fragilités, Je prendrai soin de préserver Notre amour et nos fulgurances A l’autre extrémité de France Tu dors, je m’écorche de toi, Impression délétère que Paris me rejette Quand Paris est en fait une promesse ouverte, Pari de l’impossible que Lire la suite…

Par Yaël, il y a

L’absence va

L’absence va Creusant les reins Comme un monstre marin qui s’étire Je suis éparpillée Pas encore vraiment touchée Mais ça ne saurait tarder Je retiens les mots Dans un coin de l’esprit où je n’ai Pas accès Où sont passées les cigales ? Un jour et puis l’autre Elle est Lire la suite…

Par Yaël, il y a

Mon bonheur

J’ai cette lassitude des gens très heureux Qui n’ont plus pour langage que le rire des yeux, Qui n’oublient pas le monde mais qui vivent sans lui, Puisque le monde est lourd et enlaidi de cris. J’ai cette fermeté que je n’ai jamais eue, Que j’ai dû acquérir parce que Lire la suite…

Par Yaël, il y a

Ils sont deux, ils sont vieux…

Ils sont deux, ils sont vieux, Ils mangent une mandarine, Ils sont vieux, ils sont deux, On croirait une sanguine. Leurs mains se posent sur l’amour Dans une absolue nudité, Et d’une indicible beauté Sont leurs vieux doigts aux gestes gourds. Je les regarde, je les apprends, Je voudrais leur Lire la suite…

Par Yaël, il y a

Pour Yankele

Il est 3h du matin, Nous sommes déjà demain Et je viens te dire le bien Que je te souhaite en ce jour Particulier, couleur velours, De ton arrivée sur terre, Ce beau jour d’anniversaire. Suzanne et toi toujours unis, Luttant pour l’amour et la vie, Entourant si bien votre Lire la suite…

Par Yaël, il y a

Monolithe

Quand deux solitudes se rencontrent, De celles qui se revendiquent, Elles s’épient, elles s’affrontent, Feignent d’abord d’être apathiques, Puis s’entrelacent dans les galipettes De leurs convictions girouettes. Elles s’annoncent implacables Quand elles sont vulnérables. Elles s’affichent inaltérables, Mais mourront d’être friables. Au premier sourire de l’une Répond le regard doux Lire la suite…

Par Yaël, il y a