L’absence va
Creusant les reins
Comme un monstre marin qui s’étire
Je suis éparpillée
Pas encore vraiment touchée
Mais ça ne saurait tarder
Je retiens les mots
Dans un coin de l’esprit où je n’ai
Pas accès
Où sont passées les cigales ?
Un jour et puis l’autre
Elle est loin la fleur du milieu
De semaine
Loin encore
Si tôt née
Si joliment dormante
Toute jeune et fragile
Dans nos rires enfermés

En filigrane sur le quotidien
Légèrement vécu,
Longuement souhaité,
Ton sourire bien sûr, et tes
Mots de tendresse
Même si tu ne dis rien
Même si je ris beaucoup
Et même avec le monde entre toi et moi

Infiniment ensoleillé
Est le moment où tu arrives
Et fragile, fragile, fragile…
Il faut vouloir pour le
Garder
J’ai de toi plus que je ne
Souhaitais
Comme je voudrais aussi te donner !
Incapable, je suis sûrement
Incapable
D’ailleurs tu es bien
Pour un Juif errant…

Je me garderais bien de te dire
La vérité
Mais ce que j’entrevois n’est pas
Le soleil la gaîté la joie
Je voudrais partir avec toi
Je sais que rien n’existera
Et qu’il faudra vivoter
Traîner
Dans le néant total de toi
Qui auras oublié
Je t’aime profondément
Incidemment
En désespoir d’une cause perdue
Et sans trop vouloir te le préciser
Car les mots ne sont pas
Ceux que j’aimerais entendre
Et dont j’ai réellement besoin
Pour tenir

Catégories : Poésie

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